Le 7 septembre 2021, Fouad Assabbab et sa mère, comme bien d'autres avant eux, subissaient de plein fouet les mécanismes de contrôle appliqués par les polices aéroportuaires et ciblant systématiquement les populations issues de l'immigration. Et ce, au nom de la sécurité nationale et dans le respect de notre état de droit.

Au retour de leurs vacances en Turquie, Fouad, franco-marocain né en Belgique il y a vingt ans, et sa mère sont arrêtés par la police aéroportuaire de Zaventem et interrogés sur les modes d'obtention de leur nationalité française. Ceux-ci, voyageant avec leurs passeports marocains et leurs cartes belges E+ (titre de séjour long délivré aux ressortissants européens) n'ont pas su produire de justification qui trouve satisfaction aux yeux des policiers, habilités, dans un contexte élargi de démantèlement des filières, à émettre des soupçons quant à l'authenticité d'un titre présenté à la douane.

Fouad et sa mère sont alors emmenés au centre fermé de Caricole où ils passeront un mois en détention, avant que la mère ne soit relâchée pour raisons médicales. Fouad, lui, est refoulé seul vers la Turquie quelques jours plus tard.

Depuis, Fouad est toujours bloqué à Istanbul. Les frais liés à son hébergement dans l'attente du déblocage de sa situation administrative sont considérables : entre 850 et 1000 euros par mois, que sa famille peine à assumer seule. Pour soutenir la famille de Fouad, vous pouvez faire un don sur leur financement participatif.

Lundi soir, Cité24 recevait sur son plateau Wassila Assabbab, la soeur de Fouad et l'avocate de la famille, Maître Selma Benkhelifa.

Dessin : Jérôme Tellier.