Cela se passe à Paluel, municipalité située à non moins de 200 kilomètres au nord-ouest de Paris. Là se trouve une centrale nucléaire de l’hexagone. Le réacteur n°1 de cette centrale est à l’arrêt. Un incendie y est survenu ce dimanche 4 avril en soirée sur un transformateur. EDF a communiqué publiquement et à la presse cet événement potentiellement dangereux ce mardi 6 avril.

L’incendie de la centrale nucléaire de Paluel a démarré ce dimanche 4 avril. Il était alors aux alentours de 22h45. Heureusement, il est arrivé dans une partie « non nucléaire » des installations de la centrale. Cela fait que cela n’a pas tournée façon ‘Tchernobyl ». Ce même incendie a été éteint lundi à 0h02 précise. C’est ce qu’a déclaré EDF dans un communiqué sur son site web.

« Aucun blessé à déplorer« 

L’incendie n’a pas fait de blessés en tant que tel. Toutefois, il a été suivi de la mise à l’arrêt de l’unité de production numéro 1 (où était né le feu, ce dimanche). Ce dernier le restera jusqu’au démarrage de sa visite de maintenance prévu samedi prochain (10 mars). C’est ce qu’a déclaré l’entreprise EDF.

Toujours d’après l’entreprise d’énergie : « Plus de 13.000 activités sont prévues lors de cet arrêt programmé, dont des contrôles approfondis du circuit primaire principal« . Elle ajoute : « la visite complète du moteur d’un des deux groupes électrogènes de secours et les épreuves hydrauliques des capacités secondaires« .

Remise en conformité du transformateur

« Cette visite partielle va également permettre les analyses, puis la remise en conformité du transformateur » principal du réacteur n°1 touché par les flammes, continue EDF dans son communiqué.

Ce lundi 5 avril, l’entreprise EDF a également déconnecté le réacteur 3 de Paluel. C’est « afin de procéder à des contrôles sur l’une des sources électriques de l’unité« . C’est ce qu’a déclaré l’entreprise. Les réacteurs 2 et 4 demeurent connectés au réseau, précise-t-elle.

En outre, le redémarrage du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Flamanville (dans la Manche, Normandie) est par ailleurs à nouveau repoussé. Ce sera pour le 28 avril, a-t-on pu savoir ce mardi 6 avril via de RTE, le gestionnaire du réseau haute tension français. Ce réacteur avait été arrêté le 18 septembre 2019 pour des problèmes de corrosion en son sein.

Le nucléaire de plus en plus pointé du doigt

Par ailleurs, bien que l’incendie ait été maitrisé et sans conséquence apparente à ce stade, le nucléaire reste un mode de production critiqué. De nombreux activistes et militants, et même des citoyens, pensent qu’il faut en sortir. Des politiques se sont d’ailleurs emparés de ce cette revendication. Ces mêmes citoyens estiment que l’on ne va pas assez vite et loin, dans cette entreprise de sortie du nucléaire. En France comme ailleurs.