Il est certain que c’est bien là une belle victoire pour les défenseurs du patrimoine bruxellois, et du patrimoine culinaire en l’occurrence. Oui. Le chicon bruxellois (ou endive comme on dit en France) sera officiellement inscrit dans l’inventaire du  patrimoine culturel immatériel de la Région bruxelloise. Il s’ajoute à une longue liste dans laquelle figurent notamment la bière, le fritkot ou encore la tradition du spéculoos. Que du « brusseleir », en somme !

Le chicon (ou « de Witloof » en bruxellois ou flamand) dont on parle est principalement cultivé à Evere et à Haren (dans le nord de Bruxelles). C’est historique. Ce n’est donc pas un hasard que cette demande avait été introduite dans ce coin de la capitale belge. En effet, cette démarche a été initié par la Confrérie des Compagnons du Witloof. Mais pas seulement. D’autres associations telles que l’asbl Sputnik et l’asbl De Brigade s’y sont jointes.

« Une belle reconnaissance du patrimoine bruxellois« 

Il s’agissait donc de demander une reconnaissance de leur savoir-faire en matière de chicons (ou endives, comme on dit en France). Le Secrétaire d’Etat bruxellois à l’Urbanisme et au Patrimoine, Pascal Smet a accepté leur demande. Et il l’a ainsi inscrit à l’inventaire bruxellois du patrimoine culturel immatériel.

Pascal Smet s’en est d’ailleurs félicité. « Cette inscription à l’inventaire bruxellois du patrimoine culturel immatériel est une belle reconnaissance pour les associations qui défendent ce patrimoine. Ce légume a ses origines à Bruxelles et a su marquer la région et son rayonnement : il y est fait référence dans le noms des rues, des centres d’Haren et d’Evere, il y a les fermes à chicons et bien entendu la cuisine bruxelloise ».