C’est officiel. L’ex-vice-rectrice en charge de l’enseignement Annick Castiaux, de la qualité et de la communication au sein de l‘équipe sortante monte en grade. L’Université de Namur l’a élue rectrice avec 49,54 pourcents contre 44,53 pourcents pour l’économiste Alain de Crombrugghe, qui était son concurrent. Les mentalités évoluent vers davantage d’égalité femme-homme, même si cette nomination n’abolira évidemment pas le système patriarcal en place dans notre société.

Titulaire d’un doctorat en sciences physiques, Annick Castiaux prendra sa nouvelle fonction de rectrice à partir du 14 septembre 2021 pour un mandant de 4 ans. Â son actif, elle a plusieurs projets postdoctoraux dans le secteur privé. Elle a été consultante en gestion de l’information et des connaissances chez I.R.I.S SA, spin-off de l’UCLouvain. Cela lui a donné de l’expérience et du bagage. Dès la rentrée prochaine, Annick Castiaux travaillera pendant 4 ans à diriger l’université namuroise.

« Cette expérience l’amène à approfondir ses connaissances dans le domaine du management de l’innovation afin de mieux comprendre les difficultés et opportunités auxquelles les organisations sont confrontées lors de grands changements technologiques. » C’est ce qu’a précisé l’UNamur.

Une créatrice de projets

A son retour à l’université, depuis 2002, elle y est professeure de gestion de l’innovation département de sciences de gestion. La désormais nouvelle rectrice avait à l’époque pu enseigner la place des technologies (en particulier numérique) dans la gestion des organisations.

En outre, elle a fondé avec quatre collègues en 2016 le « Creativity and Innovation Research Center ». Une des thématique de ce centre en particulier est la transition digitale des entreprises et des communautés. Elle est aussi créatrice du TRAKK, une « couveuse d’entreprises » qui rassemble de jeunes entrepreneurs culturels et créatifs.

Par ailleurs, cette nomination montre l’évolution des universités. Il est un pas de plus vers l’égalité femme-homme qui reste extrêmement bancale en Belgique, c’est le moins qu’on puisse dire. Il ne règle pas la question du plafond de verre auquel sont soumis les femmes, en effet, et n’abattra pas le patriarcat pour autant.