Les membres du personnel enseignant doivent en effet payer pour leurs tests salivaires covid. Ils doivent concrètement débourser un euro. Cet euro correspond au reste à charge qui est appliqué par l’Assurance-maladie en France.

Ces tests sont gratuits pour les enfants. Mais seulement pour eux et elles. Pour ce qui est des enseignants, ce n’est pas pareil, en effet. Ils doivent payer le reste à charge de leurs tests salivaires déployés à l’école pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. C’est ce que révèle France info.

« C’est la loi » dit le ministère de l’Education nationale

Dans le corps enseignant, ça ne passe pas. « Pour les personnels, une participation forfaitaire d’un euro sera appliquée automatiquement par la CPAM, par prélèvement sur le prochain acte remboursé », explique la note d’information relayée par Franceinfo. Cette somme sera prélevée sur leur prochain remboursement des frais médicaux. Une participation « déplacée et malvenue« , estiment les principaux syndicats d’enseignants.

« On a trouvé que c’était un peu la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Si on se fait tester en ville, on ne paye rien, mais sur le lieu de travail, il faut débourser un euro », a expliqué une professeure à France Info. 

Le ministère de l’Education nationale déclare pour sa part qu’il ne s’agit « pas de sa décision ». Il s’en réfère au Code de la Sécurité sociale. Le test salivaire du coronavirus est assimilé à un acte de biologie médicale, pour les autorités françaises. Il est donc soumis au prélèvement d’un euro pour tous les assurés de plus de 18 ans. Les élèves des lycées (ou du supérieur, universités ou hautes écoles) majeurs sont donc aussi concernés par ce prélèvement.