Les initiateurs de la Boum 2 demandent un encadrement plus fort au ministre de l’Intérieur du gouvernement fédéral belge. C’est ce qu’on a pu apprendre ce mercredi matin, 7 avril. Cette Boum 2 aura lieu le 1er mai prochain, toujours au bois de la Cambre, comme la première édition du 1er avril. Le 2 avril, c’était différent. En fait, il s’agissait d’un rassemblement plus spontané, manifestement, dans un élan lancé par la veille. Les deux ont eu leur lot de violences policières par ailleurs. C’est pour éviter cela, manifestement, que l’Abime aimerait un encadrement a priori, pour éviter une répression similaire.

Sur Facebook, lorsqu’on consulte la page de « l’Abîme« , les liens directs entre les deux événements du 1er avril (la « Boum ») et celui du 2 avril sont notables, effectivement. Ils ont eu lieu au bois de la Cambre à Bruxelles. Toutefois, ils ne sont pas liés, par l’organisation. Le 1er avril cela a été une initiative de l’Abime. Pas le 2 avril. La Boum 2, initiée pour la seconde fois par l’Abime, aura lieu le 1er mai prochain.

On peut lire sur le réseau social à propos de ce faux event devenu réalité, ce 1er avril dernier, de nombreux commentaires. Certains disait qu’il s’agissait d’une simple fête en plein air. « What a fucking day ! On aura prouvé qu’on n’a pas besoin d’un line up de feu ou d’un méga sound system pour faire la fête ! On a juste besoin d’être tous ensemble, tous réunis. C’est sans doute pour cela qu’ils ne veulent pas qu’on se rassemble. L’union fait la force et la fête fait l’amorce ! Telle est notre devise« . D’autres dénonçaient les violences policières, dont celle des policiers à cheval qui ont piétinnés plusieurs personnes lors de ces événements (vidéo choquante).

Par ailleurs, sur cette page Facebook de l’Abime (organisateur de la Boum), on peut consulter un lien vers une vidéo de dix minutes montrant les incidents du 1er avril. Voici ce qui était arrivé entre autres.

Il ne faut pas oublier que certains des organisateurs sont poursuivis par la justice pour avoir cet événement, via Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles. Ce dernier est d’ailleurs l’objet d’une plainte supplémentaire, par le parti Gauche anticapitaliste. Il avait interdit un rassemblement « contre la justice raciste et de classe ».

« Des rassemblements festifs conformes aux règles sanitaires »

En adressant une réponse à la récente lettre de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden aux jeunes, l’équipe de « L’abîme » abat sa principale carte : tenter de faire bouger les lignes en autorisant des rassemblements festifs en plein air. Et de joindre l’acte à la parole en lançant une nouvelle invitation à un rassemblement au Bois de la Cambre le 1er mai prochain, une « boum 2 » dont la terminologie ne manquera pas de parler aussi à la génération des parents, des années 70-80.

Cautionner ce rassemblement festif

Ainsi, la ministre de l’Intérieur fédérale belge est appelée afin de cautionner le rassemblement en prenant la responsabilité d’en déterminer « si elle le juge nécessaire » le cadre sanitaire.

« Votre mission, si vous l’acceptez madame la ministre puisque vous nous avez proposé votre aide, est de nous accorder l’autorisation officielle ainsi qu’une date pour l’organisation d’une BOUM 2 dans le bois de la Cambre et, si vous le jugez nécessaire, de nous proposer des règles sanitaires qui prendraient en considération les avis de spécialistes dont certains estiment que le risque de ce genre d’événement est minime et pourtant tellement vital à notre jeunesse« .

La date avancée, le 1er mai, fera écho aux oreilles des partis et organisations sociales diverses qui se rassemblent ce jour-là, fête du Travail.