Nicolas Sarkozy devra une nouvelle fois s'expliquer devant des juges. Cette fois, c'est au sujet de l'affaire des écoutes de l'Élysée. Néanmoins, ce sera en tant que témoin et non comme accusé.

Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois la cible des projecteurs de la justice française. L'ancien président de la République française est le président qui a eu le plus d'affaires judiciaires contre lui. En effet, notamment grâce à Mediapart et Cash Investigation, les affaires dont il est suspect sont nombreuses. On peut citer l'affaire du financement libyen, l'affaire Bismut, l'affaire Pygmalion ou encore l'affaire Karachi.

Convoqué en tant que témoin, cette fois

Non, cette fois, ce sera au sujet de l'affaire des écoutes de l'Élysée. Pour cette affaire précise, Nicolas Sarkozy n'est pas un des accusés. Il n'est que témoin. C'est à ce titre que la justice française le convoque.

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D'après le président de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, "son témoignage sera capital et utile à tous les acteurs du procès". Le témoignage de l'ancien chef de l'État français sera utile aussi à la défense.

"Utile pour la défense de 5 anciens collaborateurs accusés"

En effet, ses cinq anciens collaborateurs sont en jugement depuis deux semaines pour "favoritisme" et/ou "détournement de fonds". Tous les cinq proclament avoir agi sur ses instructions.

C'est Anticor, en tant que partie civile, qui est étant à l’origine de sa citation comme témoin au procès. Anticor (association anticorruption agréée) s'est dite "soucieuse de dénoncer la commande de sondages purement électoraux sur fonds publics".

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C'est une première. En effet, la justice n’a jamais, dans l'Histoire, contraint un ex-chef de l’État à venir témoigner sur des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions, par des collaborateurs.

Pour l'avocat général de Paris, Carbon de Seze, "le pouvoir judiciaire s'affirme". "Il ne vous a pas échappé que Nicolas Sarkozy connait depuis la fin de son quinquennat des épisodes de plus en plus sévères." Il ajoute : "Cela veut dire que le pouvoir judiciaire s'affirme".