Le 1er avril avait eu lieu la première édition » de ce faux event devenu réalité et qui s’est appelé « la boum ». Il y avait eu une répression policière afin de disperser les jeunes rassemblés, au motif des règles sanitaires à respecter. Le vendredi 2 avril, il en a été de même. Le nombre de personnes présentes a été estimé à 1500-2000 personnes sur place, au bois de la Cambre de Bruxelles. Les raisons de ce rassemblement n’ont pas changé : un certain besoin de faire la fête couplé à un ras-le-bol des mesures sanitaires et des restrictions policières. La police de Bruxelles a agi de la même manière également : pompes à eaux, chevaux et arrestations.

Ce vendredi 2 avril, un second rassemblement a eu dans le bois de la Cambre de Bruxelles. Environ 1500 à 2000 personnes s’y sont retrouvées pour refaire, comme la veille, le 1er avril, une « boum ». C’est-à-dire un événement festif mais aussi revendicatif contre la trop grande sévérité des mesures sanitaires. Tout comme le 1er avril, la police est intervenue avec force.

Cela résulte d’un ordre explicite du bourgmestre PS de la Ville de Bruxelles Philippe Close. Ce dernier a opté pour une politique de répression envers les Bruxellois (et autres) qui organisent des rassemblement. Il a déposé une plainte au parquet de Bruxelles, qui a donc ouvert une enquête « afin de poursuivre les organisateurs » de ce qui était au départ un « faux event », autrement dit une blague.

La tension monte après la première arrestation

Bien que le syndicat CGSP Police ait écrit au bourgmestre de Bruxelles Philippe Close pour dénoncer les violences policières, il n’a pas changé de cap. Cela s’est observé ce 2 avril encore. Alors que tout se passait relativement calmement dans le bois de la Cambre, en début de soirée, la police a décidé de sévir au lieu de prévenir.

La tension est montée juste après l’arrestation d’une première personne. Les policiers s’est mise en rangs, armes aux poings.

Très vite, une seconde arrestation a eu lieu. Cela a mené une indignation encore plus forte des personnes rassemblées, surtout des jeunes. La police n’a pas décidé d’entrer dans le dialogue ou de pratiquer la désescalade. Non, que du contraire. Deux arroseuses stationnées sur l’avenue ont traversé la pelouse vers 19h15 et se sont rapprochées de l’étang. Cité24 a filmé les événements.

11 arrestations

Quelques minutes avant 19h30, un premier message appelant à quitter les lieux a été diffusé. Signe de plus qu’il s’agissait de ne pas opter pour la désescalade. Le risque sanitaire a « bon dos », disent certains, car des médecins eux-mêmes ont dit qu’en plein air, le risque de contamination est minime. « On venait faire la fête juste parce qu’on a envie de retrouver notre liberté », a dit une jeune fille sur place. « On ne fait rien de mal. On veut faire attention à notre entourage, mais on ne veut pas rester dans cette situation des années non plus. Les fêtes ont dégénéré à cause des jeunes comme des policiers, qui en viennent vite à des comportements violents. »

Les arroseuses ont ensuite envoyés de l’eau avec un jet puissant sur les jeunes qui étaient à cette « boum ». Toutes les forces étaient pleinement déployées vers 20h00 pour disperser les participants. Du gaz lacrymogène a été également été signalé à proximité des personnes dans les bois. Onze arrestations ont eu lieu autour de 20h00 à 20h30.

La boum du bois de la Cambre s’est vidé quasi totalement vers 20h30.

Deux chevaux ont pris la fuite

Deux femmes arboraient des pancartes devant les cavaliers appelant à ne pas utiliser des chiens et chevaux contre les participants. « On n’est plus au temps de Napoléon et on ne devrait pas utiliser les animaux contre des gens », a défendu l’une d’elles.

Deux chevaux mobilisés pour l’intervention au bois de la Cambre se sont échappés vers 20h00 sans policiers sur leurs dos et sont rentrés à la caserne de la police fédérale à Etterbeek,. Cette dernière explique que les deux cavaliers ont glissé de leurs montures, mais que la police a encadré le parcours des deux équidés. Il n’y a pas eu d’incident.

Les circonstances qui ont amené les deux policiers à glisser des chevaux restent encore à déterminer.